L’événement mode de l’automne : l’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent

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Non loin des lieux où Make It Happen organise quelques-uns des plus beaux événements de Paris, le Musée Yves Saint Laurent proposera une première exposition thématique faisant suite au parcours inaugural, proposé à l’occasion de l’ouverture du musée en octobre 2017.

Une première exposition thématique pour le Musée Saint Laurent

L’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent regroupera une cinquantaine de pièces mêlant les différentes sources d’inspiration du couturier : l’Inde, la Chine et le Japon. Les objets d’art prêtés pour l’occasion par le Musée National des Arts Asiatiques – Guimet et des collectionneurs privés feront écho aux pièces de haute couture. Le public pourra découvrir l’Asie imaginaire du créateur, voyageur immobile en partance pour des contrées toujours sublimées.

Les voyages immobiles d’Yves Saint Laurent

Le couturier n’aimait pas voyager, exception faite au Maroc, qu’il découvre avec son compagnon Pierre Bergé pour la première fois en 1966. Ils repartiront tous deux en y ayant acheté une maison, dans laquelle ils séjourneront ensuite plusieurs fois par an. Le couturier déclarait n’avoir aucun besoin de partir pour voyager dans un de ces pays que l’époque qualifiait encore de lointains. Le monde était alors plus vaste et gardait une part de mystère que seuls quelques voyageurs privilégiés pouvaient découvrir. Les autres pouvaient vivre des expériences tout aussi fascinantes à travers des voyages imaginaires. Les expéditions oniriques d’Yves Saint Laurent ne pouvaient être à l’origine d’aucune forme de déception, elles furent au contraire une de ses sources d’inspiration privilégiée, tout au long de sa carrière.

L’Asie, une source d’inspiration pour Yves Saint Laurent

L’Asie fut particulièrement mise en valeur dans les créations du couturier, une Asie où se mêlent rêve et réalité, nourrie par les lectures du créateur et la contemplation d’objets d’art venus de là-bas. Les créations d’Yves Saint Laurent traduisent bien l’aspect fantasmé de son Asie en empruntant aussi bien aux folklore et coutumes locales, qu’aux clichés de l’époque. Les costumes traditionnels indiens sont très tôt une source d’inspiration dans la carrière du couturier. En 1977, la Chine lui inspirera un parfum, Opium, dont le seul nom évoque le scandale. L’oriental aux chaudes notes épicées est à contre-courant d’une époque qui apprécie les fragrances fleuries. Ébloui par le Japon et le théâtre Kabuki, le couturier réinterprétera plus tard le kimono japonais. L’Asie de Saint Laurent a largement de quoi embarquer le public parisien, amateur de mode et d’évasion, pour un délicieux voyage dans les contrées imaginaires du couturier.

“L’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent” – Musée Yves Saint Laurent Paris du 2 octobre 2018 au 27 janvier 2019.

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