Rétrospective Francis Bacon au Centre Pompidou

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Le Centre Pompidou organise une rétrospective consacrée au peintre Francis Bacon jusqu’au 20 janvier 2020. Présentée sous un angle original, l’exposition intitulée “Bacon en toutes lettres” fait le lien entre les œuvres du peintre et la littérature, à partir de quelques extraits de textes issus de la bibliothèque personnelle de Francis Bacon.

Francis Bacon où la peinture comme exutoire

Figure majeure de la peinture du XXe siècle, Francis Bacon fut hanté par la peur de la mort sa vie durant. La peinture était un moyen d’exprimer ses angoisses. Autant dire qu’il ne s’agit pas de représentations esthétisantes, mais de corps suppliciés, sanguinolents, démembrés, écorchés, écartelés, de vomissures, de bouches hurlant leur désespoir. Toutes ces représentations ne sont pas là pour choquer le public, mais pour le confronter à la violence de la condition humaine. On n’en sort peut-être pas indemne, mais sûrement transformé, un peu plus fort.

Un nouveau regard sur les œuvres de Francis Bacon

La dernière exposition consacrée à Francis Bacon au Centre Pompidou remonte à 1996. Vingt-trois ans après, le musée présente un parcours constitué d’une soixantaine de toiles, réalisées pour la plupart entre 1971 et 1992, année de la disparition de l’artiste. Cette fois-ci, le musée a choisi de s’intéresser à l’influence de la littérature dans l’œuvre de Francis Bacon. Le parcours est composé de six salles dans lesquelles les visiteurs peuvent écouter des extraits de textes d’Eschyle, Michel Leiris, Nietzsche, George Bataille, T.S. Eliot et Joseph Conrad, des auteurs qui furent tous une source d’inspiration pour le peintre. Le public reconnaîtra sans doute au passage certaines voix aux sonorités familières, celles d’André Wilms, de Mathieu Amalric, d’Hippolyte Girardot, de Jean-Marc Barr ou de Valerie Dreville.

Francis Bacon, des histoire en trois temps

Le Centre Pompidou a choisi de présenter douze des célèbres triptyques de Bacon, aux dimensions monumentales. Si ces œuvres spectaculaires passionnent les collectionneurs d’aujourd’hui, il y en avait bien peu pour s’y attarder dans les années 80, période où le public s’intéresse moins au peintre que durant les années 60 et 70. L’un de ces triptyques subit les effets de ce désamour. Démembré par le collectionneur qui le possédait alors, les panneaux sont vendus séparément : l’un est acquis par le Centre Pompidou, les deux autres par des collectionneurs privés. Deux d’entre eux, Study of the Human Body et Study for the Eumenides sont présentés aujourd’hui dans cette exposition.

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